Histoire de notre commune

Période préhistorique

La commune compte quelques vestiges préhistoriques sous forme de tumuli (tombes), de cupules et de gravures notamment au nord, au hameau des Ponchets. Ces vestiges datent d’environ 5000 ans. Ils témoignent d’une occupation du territoire très ancienne. La signification de certains signes gravés échappe encore à la compréhension des chercheurs mais témoignent comme les grottes ornées de sociétés humaines organisées.

Moyen-âge : le temps de la culture en terrasses

Les Cévennes ont connu une forte poussée démographique au 13ème siècle. En dehors du cœur du village plus ancien, son habitat dispersé s’édifie du 13ème  au 19ème siècle.  Ses mas en schistes occupent cinq vallées dont celle de l’Andorge qui a donné une partie de son nom à la commune. Les mas sont construits sur les versants des montagnes aux abords de source. Les terrasses qui les environnent appelées faïsses ont été construites pour cultiver la terre, avec toutes sortes de cultures vivrières et fruitières où le châtaignier dominait largement. La commune a compté jusqu’à 1200 hectares de châtaigniers. Sous l’ancien Régime, chaque 28 mars s’y tenait aussi une foire aux bestiaux.

Période moderne : Sainte Cécile « la papiste »    

Notre commune a fait historiquement partie de la minorité catholique. Elle partage cette caractéristique avec une poignée d’autres communes en Cévennes.

Durant la guerre des Camisards (1702 – 1705), un épisode tragique frappe sa communauté. En effet le 11 octobre 1703 le village de Sainte Cécile d’Andorge et celui de Saint Julien des points  sont incendiés par les chefs camisards Rolland  et Jouanny : 800 à 900 protestants se vengent contre le village papiste de Sainte-Cécile-d’Andorge épargné par la dévastation des Hautes Cévennes le mois précédent. Les habitants se réfugient dans leur église transformée en forteresse. Celle-ci va résister et ne brûlera pas. Neuf habitants qui n’ont pu atteindre à temps l’église sont tués, les autres seront sauvés. Quelques jours plus tard, l’abbé Vidal, curé de Sainte-Cécile mènera une expédition punitive et meurtrière contre la paroisse voisine de Blannaves entièrement réformée. L’historien Robert Sauzet relate ces évènements dans un ouvrage qui restitue la minorité religieuse, intitulé Les Cévennes Catholiques, Histoire d’une fidélité. XVIe-XXe siècle »

Le temps du mûrier et des Révolutions

Comme dans toutes les Cévennes, le mûrier a apporté une relative prospérité au début du 18ème siècle. Chaque foyer faisait éclore des vers à soie ou vendait la feuille de mûrier. L’arbre d’or colonise ALORS les terres les plus fertiles aux abords des cours d’eau.

Au cours de la Révolution Française, la commune porte provisoirement le nom de Andorge-le-Gardon. Les mêmes familles dirigent la commune, passant de l’Ancien Régime au nouveau sans difficulté. C’est aussi le temps de la conscription. De Nombreux jeunes gens refusent de partir à la guerre.

Mais le vrai changement sociologique a lieu durant la Révolution industrielle. La commune profite du voisinage de deux compagnies houillères importantes, la Compagnie de Portes et Sénéchas, et surtout celle de la Grand-Combe.

Plusieurs chemins de fer vont la traverser et la désenclaver, dont le PLM (Paris Lyon Méditerranée)  future ligne des Cévennes qui passe en effet dès 1867 dans la commune. la commune atteint à cette époque 1400 habitants ; elle loge les ouvriers de la voie en construction, et reçoit dès cette époque des populations venues travailler dans les mines, dont de nombreux piémontais. C’est l’époque où un second village, d’origine ouvrière, s’édifie au sud appelé la Haute Levade. C’est encore aujourd’hui l’un des centres les plus urbanisés de la commune.

Période contemporaine

La commune est aujourd’hui une commune rurale qui a su garder sa population dans des sites naturels préservés. De nombreux arrivants louent sa tranquillité.

Elle s’est tournée résolument vers le tourisme, à travers des chambres d’hôtes, des sentiers de randonnées mais aussi un grand patrimoine ferroviaire qui a été restauré.

Ses paysages qui balancent entre châtaigniers et pins maritimes offrent un large choix pour ceux qui décident d’y vivre, bénéficiant d’un climat largement méditerranéen.